J’irai manger un Fish and Chips

Ce voyage s’est déroulé entre le 25 et le 28 juillet 2018. L’article a été écrit, mis à jour et publié chaque soir pendant cette période, avant d’être rapatrié ici afin de rassembler l’ensemble de mes textes au même endroit.

Etape 1, partie ½ : Cramoisy – Dieppe

140 kilomètres. 4h43 de vélo. 29,7km/h de moyenne. 870m de D+.

Levé à 4h00 pour partir à 5h00. Les premiers kilomètres se font à la frontale jusqu’à Beauvais environ. Je vois le jour se lever. Superbe.

Belle moyenne. Mon vélo est plus léger que pour Cramoisy-Biarritz. La seule différence est à l’arrière. J’ai troqué le porte-bagages et les deux sacoches par un gros sacs de selle. Je somnole un peu. Je sais que je vais pouvoir me reposer bientôt.

L’Oise et la Seine Maritime traversées me voilà à Dieppe. Le jour est bien là. Un peu en avance pour l’embarquement. Je check et entre dans le bateau. Vélo dans la soute avec les semi-remorques et les voitures.

Longtemps que je n’avais pas remis les pieds sur un bateau. Ça fait du bien.

Repas. Des pâtes au self. Et repos. 4h00 de traversée me permettent de récupérer un peu.

Première partie de l’étape 1.

Etape 1, partie 2/2 : Newhaven – Londres

Arrivé à Newhaven. Descente du bateau et let’s go ! Rouler à gauche de la route et se faire dépasser par la droite déstabilise les premiers coups de pédales.

Il fait chaud. Le ciel est dégagé. Je quitte le port et la ville. C’est parti pour 100 kilomètres environ.

J’aperçois le premier panneau indiquant Londres quelques kilomètres après. « LONDON 56 ». Je regarde le GPS qui m’indique de bien prendre cette route. C’est moi qui est fait l’itinéraire, aucune autoroute évidemment, ça me semble bizarre parce que j’avais pourtant prévu plus. Pas grave, j’arriverai plus tôt ! Pas mécontent je continue sur cette route me disant qu’ils ont dû faire une route ultra directe jusqu’à la capitale. Il m’a fallu un bon deux minutes pour tilter que les britanniques n’avaient pas le même système métrique que nous. Et que donc les miles sont utilisés ici. Londres est donc à 56 miles soit 90 kilomètres environ. Comme prévu. Je comprends alors immédiatement pourquoi je me fais doubler alors que les panneaux de limitation de vitesse sont inscrits 30.

Grosses chaleurs à partir de la fin du Sussex et dans le Surrey. Les miles sont durs, sous la chaleur. Ils défilent moins vite que les kilomètres. À chaque panneau je m’amuse à faire la multiplication par 1,6.

Beaux paysages. L’Angleterre a du charme. Je ne me suis pas arrêté pour prendre des photos. Pris par le temps je voulais arriver avec le coucher du soleil à Londres. Une heure de moins mais quasiment la même longitude donc le coucher se fait plus tôt.

Je traverse Croydon et autres banlieues au sud de Londres. Avec la lumière du soir, ça à un certain charme.

Content d’arriver à Londres après cette longue journée. J’arrive un peu avant 20h. La vitesse a chuté et est de 27km/h sur l’étape. Demain il fera encore plus chaud apparemment. Mais moins de kilomètres engrangés dans la journée.

Balade le long de la Tamise après s’être douché et avoir mangé. Parfait.

A demain ! Ciao !

Seconde partie de l’étape 1.

Etape 2 : Londres – Douvres

146,7 kilomètres. 6h11 de vélo. 23,7km/h de moyenne. 1284m de D+.

Attente du bateau à Douvres entre l’eau et les falaises.

Parti un peu tard sous les coups de 8h25. Le mec de l’auberge de jeunesse me dit qu’ils annoncent jusqu’à 37 degrés sur Londres aujourd’hui et me demande où je compte rouler.

Aujourd’hui c’est traversée du Kent de nord-ouest à sud-est. La plus grande diagonale possible dans cette région.

Je quitte Londres et sa banlieue assez rapidement. Les paysages changent directement en quittant un chemin. Je passe des bus rouges à deux étages bondés aux tracteurs et aux chevaux en quelques minutes. Joli contraste.

En plus de pouvoir se vanter d’être la région natale d’un certain Keith Richard ou d’un autre nommé Mick Jagger, le Kent est une très belle région. Succession de fermes, de champs, de cottages aux maisons briquées et de petits chemins indiqués chacun par des petits panneaux aux noms très anglais. Le tout avec un accent britannique parfait et un accueil à chaque fois chaleureux.

Comme prévu il fait chaud. Très chaud. J’ai jamais fait du vélo sous une température comme celle-ci. Dans le dur à un moment d’où l’absence de photos de la région. Je comptais même plus les gourdes tellement j’en ai bu.

D’un coup, sur la fin de l’itinéraire, au sommet d’une petite montée, j’aperçois enfin la mer. Arrivé sur le port quelques instants avant pour prendre le bateau qui me ramènera en France.

Demain grosse journée et températures caniculaires prévues pour cette dernière étape ! A demain ! Ciao !

L’étape 2, la traversée du Kent.

Etape 3 : Calais – Matringhem. Fait chier !

49,79 kilomètres. 2h16 de vélo. 21,9km/h de moyenne. 722m de D+.

Aujourd’hui étape raccourcie… 60 bornes seulement. Et une belle moyenne de merde.

A 10h il faisait déjà 28 degrés. Ils annonçaient des températures caniculaires dans l’après-midi.

Scotché dans les vallons au sud de Calais. Plein de vallons. Sans ombre. Une chaleur terrible avec la route. Une fournaise. La chaleur d’hier était beaucoup moins élevée à côté finalement.

Un coup à claquer sur le vélo.

Je m’arrête donc là aujourd’hui. Les températures sont bien caniculaires. Après-midi record dans le Nord-Pas-de-Calais. J’imagine pas sur le vélo. En activité. Avec la route…

Problèmes de ventilations et d’expulsions de la chaleur dans le tunnel.

Ça reste les vacances. Mais ça fait quand même bien chier de ne pas avancer aujourd’hui. Je voulais boucler le truc en 3 étapes, 3 jours. Ça sera 4…

Demain retour ! Place à l’orage maintenant ! A demain ! Ciao !

La trop brève étape 3. Bien plus courte que prévu…

Etape 4 : Matringhem – Cramoisy

174,41 kilomètres. 6h52 de vélo. 25,4km/h de moyenne. 1262m de D+.

Temps menaçant au nord d’Amiens.

Dernière étape aujourd’hui. Fort orage cette nuit. Je pars à 7h00. Temps humide et pas trop chaud. Parfait pour rouler.

Je prends quelques gouttes juste après le départ. Pas très longtemps.

Beaucoup de vent ! Je lutte ! La vitesse moyenne chute. Le temps est menaçant au loin d’Amiens.

Le vent fait dévier les nuages sur l’est. Je descends au sud. Parfait.

Temps nickel sur Amiens.

Je passe chez des amis. Je bois un coup. Nous discutons. Moment très agréable en leur compagnie. Je ne tarde pas trop. Il me reste 100 bornes environ.

Cap sur le sud. Le vent ne me lâchera pas jusqu’à l’arrivée.

Étape finie. La moyenne est pas hyper top. Une partie à cause du vent. La température a en revanche été parfaite tout le long.

L’étape 4.

La boucle est bouclée. En arrivant aux alentours de Beauvais je connaissais le chemin par cœur. En plus de le faire régulièrement lors des entraînement je l’avais pris pour Dieppe. Je repasse alors à certains endroits en me disant que la dernière fois que j’étais passé il faisait nuit. J’étais à la frontale. Seul. J’allais monter dans le bateau quelques heures après. Et j’allais voir Londres le soir même.

C’est cool de revenir à vélo au point de départ. Ce n’est pas la même chose que pour Biarritz où le retour s’est fait en train. Là c’est autre chose. Arrivé à Beauvais je savais que c’était fini. Que le vélo et le matériel ont tenu. Que moi aussi j’avais tenu, que j’avais réussi. J’en ai vraiment chié parfois. Épuisé quasiment par moment. Physiquement et mentalement plus dur que Cramoisy-Biarritz. Physiquement parce qu’il faisait plus chaud encore et que la moyenne kilométrique des étapes était plus longue. Et plut-être aussi parce que je suis parti une semaine après être arrivé à Biarritz. Mentalement parce que j’avais des rendez-vous à ne pas manquer, les ferrys. Pour lesquels mes billets avaient été pris avant le départ de Cramoisy.

Fini. Content d’être arrivé. Au total c’est : 602,3 kilomètres en 23h26 de vélo et avec 4.999m de D+. Encore pleins de paysages vus. Le sud de l’Angleterre. Très joli. Et le nord de la France.

La boucle est bouclée. J’ai fait un Cramoisy-Londres-Cramoisy, en prenant deux lignes de ferrys différentes, en 4 jours avec un Cramoisy-Londres le premier jour en moins de 24 heures. J’aurai préféré 3 jours mais faute de canicule ça reste bien.

Cramoisy – Londres – Cramoisy. La boucle est bouclée !

Repos maintenant pour bien faire les jambes. On remontra sur le vélo courant août. Place à un autre road trip maintenant mais motorisé. Avec un surf, des plages et un short.

Vive le voyage et vive le sport ! Merci de m’avoir lu et d’avoir suivi le truc ! A bientôt ! Ciao !