Ce voyage s’est déroulé entre le 9 et le 14 août 2025. L’article a été écrit, mis à jour et publié chaque soir pendant cette période, avant d’être rapatrié ici afin de rassembler l’ensemble de mes textes au même endroit.
Jour 1 : Paris – Nogent-le-Rotrou
- Étape 1/2 : Gricourt – Gare de St Quentin
- Étape 2/2 : Paris Gare du Nord – Nogent-le-Rotrou.

Bonjour à toutes et à tous !
Merci de me lire !
Le but cette fois-ci est de rallier Paris à Brest via la Véloscénie (une véloroute qui va de Paris au Mont-Saint-Michel), de passer à côté de Lorient (où j’ai de la famille) puis de rejoindre Brest (où j’ai également de la famille et où je pourrais prendre le TGV qui me ramènera à Paris).
Je souhaitais faire la Véloscénie mais les moyens pour revenir à mon point de départ (train, boucle) depuis le Mont-Saint-Michel me plaisaient moins. J’ai donc eu l’idée de pousser un peu et d’aller à Brest pour pouvoir assurer le retour.
J’écrirai, comme à l’époque, un article par jour, après l’étape. Vous n’aurez qu’à rafraîchir la page chaque soir et normalement un nouvel article sera là.
Parti ce matin à 5h, c’est dans la nuit noire, éclairé à la frontale, que j’ai roulé les quelques kilomètres qui séparent la maison de la gare de Saint-Quentin.
Le TER est parti à 5h48 sans aucun retard. Parfait. J’arrive à Paris par la Gare du Nord à 7h27.
Le tracé de la Véloscénie commence au kilomètre zéro, sur l’île de la Cité, face à Notre Dame.
J’ai eu du mal à m’extirper de Paris et sa tentaculaire banlieue. J’ai pensé qu’elle ne finissait jamais. Un pilotage très energivore, les yeux rivés sur le compteur et de nombreux changements de rythme dû à la circulation.
Je n’avançais pas. 18km/h de moyenne au bout de 2h30.
J’avais hâte des grands espaces et de la solitude.
Me voilà enfin sortie de l’agglomération et la trace longe l’itinéraire de l’aérotrain Bertin.
Les chemins empruntés sont vraiment typés gravel, voire VTT de temps en temps. Je n’en mène pas large avec mon dérailleur de route avec les racines à répétition et autre petit single.
À 11h45, dans un petit pierrier, gros bruit. Crevaison net avec un bout du pneu arraché.
Je change la chambre à air. J’essaye de gonfler du mieux que je peux avec la pompe à main et je regarde le pneu. Je n’ai pas de colle forte.
Je décide depuis cet instant de m’écarter un peu de la trace officielle pour préserver un maximum mon pneu et éviter d’autres crevaisons car la carcasse du pneu est visible.
Je passe dans Chartres, sa cathédrale et ses belles rues.
Il fait très chaud cette après-midi. Je mouille ma gapette pour que mon front se rafraîchisse avec l’aide du vent 3/4 face qui souffle bien depuis Chartres.
Je fini cette première étape à Nogent-le-Rotrou, au cœur du parc national du Perche, après 160 kilomètres et 7 heures de vélo. J’ai trouvé une chambre d’hôtel et même de la Super Glue dans un magasin juste en bas.
Merci à tous !
Bonne appétit et bonne nuit !
A demain !









Jour 2 : Nogent-le-Rotrou – St-Hilaire-du-Harcouët
Ce matin je suis parti au lever du soleil.
Les manchettes m’ont piqué les bras.

Je commence cette journée par les collines du Perche. Le soleil et la lune se faisaient face.
Le petit déjeuner à l’hôtel n’était pas encore servi lorsque je suis parti donc je m’arrête dans une boulangerie de Rémalard-en-Perche pour m’acheter de quoi déjeuner.
Étant donné que la Super Glue a parfaitement fait son travail me revoilà à 100% sur la trace de La Véloscénie.



La matinée commence sur une voie verte cyclable créée sur une ancienne voie de chemin de fer.
Juste avant Alençon un épais brouillard est là. J’ai froid et mets la veste. J’avais même froid aux jambes. Au bout d’une trentaine de minutes le brouillard n’est plus là et le soleil commence à bien chauffer.
Avant Alençon, à 24 kilomètres exactement, à Coulongues-sur-Sarthe, apparaît le premier panneau indiquant le Mont-St-Michel, encore à 184 kilomètres.
J’arrive à Alençon à 10h30. Je m’arrête dans une boulangerie avant que tout ne ferme pour le prendre le repas du midi. Une quiche poulet/champignons.



La route continue parmi les petits villages, les routes de forêts, la belle ville de Bagnoles-de-l’Orne et un retour pour finir sur l’ancienne voie de chemin de fer.
J’ai moins subi la chaleur aujourd’hui grâce à ce parcours plus abrité.
Je fini cette deuxième étape à St-Hilaire-du-Harcouët dans un hôtel/restaurant après 185 kilomètres et 7h30 de vélo.
Le vélo est dans un sale état (dur pour le maniaque que je suis) et une lubrification de la transmission, qui commençait à faire pas mal de bruit, s’est imposée.

Demain je verrai le Mont-Saint-Michel (qui n’est qu’à 38 kilomètres de là), avant de diriger mon cap plein Sud-Ouest en direction de Hennebont (à côté de Lorient) et traverser donc la Bretagne en diagonale.


Passez une bonne soirée !
À demain !
Jour 3 : St-Hilaire-du-Harcouët – Hennebont
Comme hier je suis parti dès le lever du soleil à 6h50. Comme hier également, l’hôtel n’avait pas encore ouvert la salle du petit déjeuner avant que je parte. J’ai donc pris de quoi grignoter dans une boulangerie.
L’étape commence par la reprise de la voie verte sur l’ancienne voie de chemin de fer quasiment jusqu’au Mont-Saint-Michel.

Tout est très beau. Les vaches, les moutons et enfin j’aperçois le Mont-Saint-Michel. Je fais un grand sourire dès que je le vois pour la première fois et cris un grand « Yesss ».

En arrivant le soleil était déjà bien levé. J’arrive à 08h45 exactement juste devant.
Je tapote le cadre comme s’il s’agissait d’un cheval que je félicite, prends la photo et fait demi-tour. Je n’ai pas tant de temps que ça, une longue étape m’attend.

La Véloscénie c’est fini. Je reprogramme le GPS sur la trace que j’ai créé qui me mènera à Hennebont (à côté de Lorient) jusque chez mon oncle et ma tante.
Je regarde les kilomètres restants juste avant de partir. Le compteur indique 192 kilomètres encore après les 45 que je viens de faire.
C’est parti donc pour une traversée de la Bretagne en diagonale jusqu’à Hennebont !
Quelques minutes après être parti du Mont-Saint-Michel le ciel se voile et ça ne me déplaît pas. 1 heure après une grosse pluie dure 20 minutes. J’enfile ma veste de pluie avant qu’elle ne se stoppe.
La route est détrempée. Mes jambes sont trempées de manière continue.
1 heure encore après environ, le soleil réapparaît et donnera à fond jusqu’à mon arrivée à Hennebont.
Je traverse des petits villages et suis l’itinéraire prévu qui ne comporte que des petites routes. Il y à beaucoup de vallons avec montées et descentes sur le chemin.



Après 238 kilomètres depuis mon départ de l’hôtel ce matin, j’arrive à Hennebont à 17h55 avec encore 34°C au compteur.
Une belle étape.
Plusieurs fois, avant de partir et sur le vélo, j’ai pensé à ce moment où je parcours les derniers mètres de l’allée de la maison de mon oncle et ma tante et à ce moment de retrouvailles une fois le portail ouvert.
Tout devient réalité et je suis juste complètement ravi d’être parmi eux.


Demain était ma journée tampon : la journée qui me permettait de m’adapter en cas d’avarie (casses, crevaisons multiples, problèmes physiques). Si problème il y avait, j’aurai pu m’arrêter, dormir quelque part et arriver chez mon oncle et ma tante uniquement demain.
Heureusement rien de tout cela n’est arrivé. Je profite donc d’eux depuis mon arrivée et demain toute la journée.
Après la journée de repos demain, il ne me restera qu’une dernière étape, mercredi, qui me mènera d’ici jusque Brest où mon autre oncle m’attend et où, je prendrai mon TGV pour Paris le lendemain, jeudi.
Aucun article ne sera publié demain soir donc. Je reprendrai le blog dès mercredi soir pour la dernière étape qui me mènera à Brest et jeudi soir pour la fin du voyage (une fois de retour chez moi).
Encore merci à tous de me lire et encore un grand merci pour vos messages (auxquels je réponds toujours en retard durant ces longues journées de vélo.
Passez une bonne soirée !
Bises !
Jour 4 : Hennebont – Brest
Ça y est !
Rallier Paris à Brest en empruntant la Véloscénie, qui m’a amené jusqu’au Mont-Saint-Michel, puis descendre jusqu’à Lorient avant de finir à Brest; c’est fait !

Ce matin j’ai pris la route un peu plus tard que d’habitude. D’abord parce que j’avais moins de kilomètres que sur les étapes précédentes et aussi parce que je voulais profiter un peu encore de ma famille.
Je pars avec un vélo propre car j’ai eu le temps de le nettoyer comme il faut pendant ma journée de repos.
Le ciel était voilé tout le long mais le temps s’est maintenu et la température pour rouler était idéale. Un peu de vent sur le seconde moitié de parcours.
Cette étape était donc la plus courte mais c’est elle qui avait le plus de dénivelé.
Je suis arrivé par le port de Brest avant d’arriver au centre ville.


La première chose que j’ai faite, lorsque je suis arrivé, a été d’aller dans une pâtisserie et de manger un Paris-Brest. Rien de plus symbolique après avoir fait rejoint Paris à Brest en vélo. J’y avais pensé et me l’étais promis dès la première étape.
Le Paris-Brest n’était pas en forme de roue là où je l’ai pris, mais qu’importe, il était très bon et représentait quelque chose de spécial. La saveur d’aucun autre.
J’arrive ensuite chez mon oncle (mon deuxième oncle breton) pour y rester jusqu’au moment où je devrait prendre mon TGV. J’arrive et tout le monde est là. Très content une nouvelle fois d’être là.


Plus qu’à rentrer chez moi demain par le TGV qui me mènera à la gare de Paris-Montparnasse, puis avec le TER de Paris Gare du Nord à St Quentin.
À demain pour le dernier billet de ce voyage !
Merci encore à tous ! Bises !
Jour 5 : Brest – Gricourt
- Étape 1/3 : Brest jusqu’à la gare.
- Étape 2/3 : De la gare Montparnasse jusqu’à la gare du Nord.
- Étape 3/3 : De la gare de Saint Quentin jusqu’à la maison.
Ça y est, la petite aventure est vraiment terminée !
Je suis rentré via le TGV Brest – Paris puis le TER Paris – Saint Quentin et suis bien arrivé chez moi.
En tout, j’ai parcouru 758 kilomètres en 30h27 de vélo.
J’ai roulé dans le département de Paris, des Hauts-de-Seine, des Yvelines, de l’Eure-et-Loir, de l’Orne, de la Mayenne, de la Manche, de l’Ille-et-Vilaine, du Morbihan et du Finistère.

J’ai crevé une fois et c’est le seul pépin, physique et mécanique, que j’ai eu.
Une belle petite aventure qui ne fait que confirmer le plaisir que j’ai à voyager à vélo.
C’est pour moi un moyen de faire 2 choses que j’apprécie beaucoup : faire du sport (et notamment du cyclisme) et voyager/découvrir.
À vélo, on a le temps d’observer, de réfléchir, tout en avançant assez pour pouvoir parcourir de longues distances.



Comme tout au long de l’année, je réfléchis déjà à d’autres destinations, d’autres projets, plus ou moins grands, à venir.
J’aime, de toutes façons, me pencher sur la question et planifier des itinéraires. Peut-être l’année prochaine à la même période, peut-être avant. Nous verrons bien.
Merci à tous de m’avoir lu et soutenu.
C’était un réel plaisir de partager ces quelques jours avec vous.
A un de ces quatre au même endroit !
Merci encore !
Passez une belle fin de journée !
Bises !
